Description
Jacques Poncet – Femme nue à l’esprit de Picasso et Grèce antique – Acrylique sur toile
Acrylique sur toile, œuvre originale signée, encadrée dans un cadre Montparnasse d’époque à patine rosée.
Cette composition frontale met en scène une figure féminine stylisée, à la fois intemporelle et graphique. Le tracé épuré, les aplats de couleur – bleu profond, vert céladon, jaune solaire – et le drapé blanc structurent la toile avec force et sobriété.
L’œuvre s’inscrit dans la lignée de la figuration méditerranéenne du XXe siècle, tout en évoquant clairement l’influence de Picasso : simplification des formes, monumentalité du geste, résonance antique.
Entre archaïsme classique et modernité post-cubiste, Poncet livre ici une synthèse plastique raffinée, où chaque élément trouve sa place dans une construction parfaitement maîtrisée.
L’artiste, connu pour sa liberté de trait et sa maîtrise chromatique, conjugue ici modernité picturale et réminiscences classiques, offrant une œuvre qui pourrait dialoguer autant avec les nues cubistes qu’avec les statues grecques idéalisées. Cette toile, à la fois sensuelle et sculpturale, est une pièce rare proposée par la Galerie Art d’Hier Œil d’Aujourd’hui à Cannes.
Artiste figuratif notoire de la scène lyonnaise mais aussi nationale et internationale, Jacques Poncet (1921-2012) avait une maîtrise remarquable de la beauté lumineuse et luxuriante. Jacques Poncet a été repéré dès la fin des années cinquante par le grand galeriste parisien Pierre Loeb, qui présente alors des artistes illustres tels que Picasso, Miro, Kandinsky ou Chagall, et rejoint, dans les années 1960, Léger, Manessier, Tal Coat, Da Silva ou Zao Wou Ki sur les cimaises de la Galerie des Arts. Reconnaissance qui s’institutionnalise en 2000 avec l’entrée de quatre de ses toiles dans la collection d’art moderne et contemporain du Musée de Villefranche-sur-Saône
Ont logiquement suivi bon nombre d’expositions dans d’influentes galeries à Lyon et Paris pour cette figure incontournable de l’Ecole Lyonnaise.
Dans les années 1950, la peinture de Jacques Poncet est encore abstraite, en résonance avec son temps. Mais très rapidement son art devient figuratif. A travers ses cinq grands thèmes de prédilection, il creuse ses sujets sur cinquante ans de peinture puissante et colorée : le nu féminin, les paysages urbains, les arbres, la mer et l’autoportrait.
La nature, la mer, le ciel, les éléments sont une constante source d’inspiration pour l’artiste. Jacques Poncet écrivait lui-même à ce sujet : «tout d’abord je suis attiré par le paysage, mais très rapidement l’eau, le feu (je fais de nombreux dessins d’après les flammes), puis les arbres, les nuages m’intéressent en eux-mêmes pour leur cadence intime. Je découvre lentement l’identité rythmique des choses.»
Les critiques de l’époque saluent tous «la puissance» et «le mouvement» de ces séries éclatantes, lumineuses et abouties, dont « les masses colorées » rappellent l’écriture de Cézanne. «Les paysages (…) abandonnent leur vérité pratique pour faire place à un torrent de force et de couleurs où s’extériorisent, sans outrance (nuance très lyonnaise) les sensations du peintre», commentait le critique René Déroudille au début des années 1960.
Bernard GOUTTENOIRE (critique d’art)
*Cette oeuvre est vendue en l’état, sa nature de bien d’occasion emporte l’acceptation de l’acheteur quant à la possibilité qu’elle puisse comporter des marques d’usage, d’usure, de fragilité, d’ancienneté ou de restauration dues au passage du temps.









