Description
Acrylique sur toile, Ciel au dessus de la ville, Jacques Poncet
Cette acrylique sur toile de Jacques Poncet, représente un ciel vibrant au-dessus de la ville de Lyon. L’artiste déploie une palette dominée par des bleus intenses et des jaunes lumineux, capturant avec une grande sensibilité la poésie d’un crépuscule urbain.
La composition oppose la densité architecturale de Lyon, suggérée en contrebas par des silhouettes sombres, à l’immensité d’un ciel impressionniste, parcouru de nuages aux contours fluides. Par touches larges et expressives, l’œuvre conjugue la rigueur de la peinture figurative moderne et la liberté du geste héritée des impressionnistes et de l’expressionnisme lyrique.
Cette œuvre unique témoigne de l’art de Jacques Poncet, un peintre du XXᵉ siècle dont la vision reste résolument contemporaine. Elle illustre à la fois la mémoire d’un paysage urbain emblématique de la France et une recherche picturale intemporelle, où la lumière et la couleur deviennent les véritables protagonistes.
L’univers pictural de Jacques Poncet
Artiste du XXᵉ siècle dont l’univers pictural résonne pleinement avec l’art contemporain, Jacques Poncet s’inscrit dans une filiation subtile avec les impressionnistes par son traitement vibrant de la lumière, tout en s’en affranchissant pour tendre vers une modernité urbaine proche des recherches chromatiques d’un post-impressionnisme tardif.
Ce Ciel au dessus de la ville devient un tableau intemporel, entre observation sensible et abstraction lumineuse.
Présentée par la Galerie Art d’Hier Œil d’Aujourd’hui à Cannes, cette œuvre démontre la capacité de Jacques Poncet à traduire les phénomènes lumineux et atmosphériques par un équilibre maîtrisé entre structure picturale et sensibilité coloriste.
Artiste figuratif notoire de la scène lyonnaise mais aussi nationale et internationale, Jacques Poncet (1921-2012) avait une maîtrise remarquable de la beauté lumineuse et luxuriante. Jacques Poncet a été repéré dès la fin des années cinquante par le grand galeriste parisien Pierre Loeb, qui présente alors des artistes illustres tels que Picasso, Miro, Kandinsky ou Chagall, et rejoint, dans les années 1960, Léger, Manessier, Tal Coat, Da Silva ou Zao Wou Ki sur les cimaises de la Galerie des Arts. Reconnaissance qui s’institutionnalise en 2000 avec l’entrée de quatre de ses toiles dans la collection d’art moderne et contemporain du Musée de Villefranche-sur-Saône
Ont logiquement suivi bon nombre d’expositions dans d’influentes galeries à Lyon et Paris pour cette figure incontournable de l’Ecole Lyonnaise.
Dans les années 1950, la peinture de Jacques Poncet est encore abstraite, en résonance avec son temps. Mais très rapidement son art devient figuratif. A travers ses cinq grands thèmes de prédilection, il creuse ses sujets sur cinquante ans de peinture puissante et colorée : le nu féminin, les paysages urbains, les arbres, la mer et l’autoportrait.
La nature, la mer, le ciel, les éléments sont une constante source d’inspiration pour l’artiste. Jacques Poncet écrivait lui-même à ce sujet : «tout d’abord je suis attiré par le paysage, mais très rapidement l’eau, le feu (je fais de nombreux dessins d’après les flammes), puis les arbres, les nuages m’intéressent en eux-mêmes pour leur cadence intime. Je découvre lentement l’identité rythmique des choses.»
Les critiques de l’époque saluent tous «la puissance» et «le mouvement» de ces séries éclatantes, lumineuses et abouties, dont « les masses colorées » rappellent l’écriture de Cézanne. «Les paysages (…) abandonnent leur vérité pratique pour faire place à un torrent de force et de couleurs où s’extériorisent, sans outrance (nuance très lyonnaise) les sensations du peintre», commentait le critique René Déroudille au début des années 1960.
Bernard GOUTTENOIRE (critique d’art)
*Cette oeuvre est vendue en l’état, sa nature de bien d’occasion emporte l’acceptation de l’acheteur quant à la possibilité qu’elle puisse comporter des marques d’usage, d’usure, de fragilité, d’ancienneté ou de restauration dues au passage du temps.








